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Nuit des Eglises 2015

icône de la Trinité

NUIT DES EGLISES – 4 Juillet 2015

 A 17h00 la " Nuit des Eglises" a commencé  par une visite de l’église et de la crypte, commentée par M. Pierre BERTHOD.

Le clocher de l'église de La Motte : une longue histoire

Sous un soleil de plomb, nous commençons par l’extérieur et découvrons le clocher dans son état actuel, fait en tuf de la Touvière du lieudit de Barbizet.  Pierre nous conte l'évolution du clocher

  •   la base du clocher remonterait au  Xe ou XIe siècle  
  •  le clocher et la nef ont été reconstruits en 1458 : un auvent en abritait l’entrée et au-dessus se trouvait une niche abritant une statue
  •  après l’incendie du 26 mars 1731 une flèche de 9,50 m fut élevée en tuf
  •  pendant la révolution française,  le clocher est démoli jusqu’au 2e cordon et la cloche est fixée sur le mur de façade, on ne peut que la tinter
  • en 1795 le clocher est de nouveau rabaissé et un clocheton est aménagé afin de pouvoir sonner la cloche à la volée pour la convocation des assemblées
  •  reconstruction en 1814 sous la forme actuelle : notre clocher abrite deux cloches « Elisabeth et Joséphine)

Dans l’église :des moines bénédictins aux Costa de Beauregard

L’église de LA MOTTE SERVOLEX a très certainement été fondée par des moines bénédictins car à l’époque il n’existait pas de clergé diocésain; les moines auraient construit une maison sur la butte et ce sont les paroissiens qui ont fait construire voûtes et piliers en 1303.  La voûte initiale était plus haute que l’actuelle, mais très rapidement elle s’est fissurée et une nouvelle voûte a donc été reconstruite en 1450.

La voûte du hall  remonte à 1545. Un bénitier se trouvait au centre de ce hall pour permettre la purification avant d’entrer dans l’église.

Le mur d’entrée à l’intérieur de l’église comporte une peinture représentant les 4 évangélistes ainsi que le Christ symbolisé par un écusson.

Entre les piliers existaient des chapelles privées, propriétés  des nobles qui en avaient financé la construction (chapelle ST BLAISE au fond de l’église, chapelle ST Sébastien, St Joseph…) Une longue procédure permettra de récupérer ces chapelles afin d'agrandir la nef.

En 1802 arrive la famille COSTA DE BEAUREGARD à LA MOTTE SERVOLEX, qui va beaucoup agir pour la commune. Cette famille va aider à l'agrandissement et l'embellissement de  l’église et en contrepartie elle aura le droit de construire un caveau familial (crypte), la chapelle St Joseph et la chapelle de la Vierge Marie  leur était totalement réservées; cette dernière était totalement murée : l’accès se faisait par une porte extérieure.

    

Après la messe de 18h30 et un pique-nique partagé, la soirée se poursuit avec la  présentation par le  Père Jean-Claude Brunetti de trois icônes.

Nuit des Eglises

Quatre chants orthodoxes interprétés par le Chœur de Musique Sacrée de La Motte Servolex, ponctuent cet exposé.

Le premier chant – Tibié Poièm de Dmitri Bortnianski  - est composé de trois phrases musicales, chacune répétée « Nous te chantons, nous te bénissons, nous te remercions Seigneur, nous te supplions ô Dieu »

 

 Icône de la SAINTE TRINITE : tableau dans le chœur de l’église 

L’origine de cette icône serait  l’hospitalité d’Abraham aux chênes de Mambré : il voit arriver trois  voyageurs et aussitôt  il se prosterne devant eux et dit : « Seigneur, si j’ai pu trouver grâce à tes yeux ne passe pas sans   t’arrêter…. » - il faut comprendre l’annonce de la STE TRINITE.

Sur le tableau, nous distinguons 3 personnages en train de dialoguer entre eux, et la coupe est au centre. Dans le récit de la Genèse les trois voyageurs viennent annoncer la naissance d’un enfant à Abraham et Sarah.

Dans l’icône, le Père est au centre, il regarde l’Esprit, qui regarde le Fils qui à son tour regarde la coupe symbole de la passion.

En haut à gauche est représentée la tente d’Abraham, c’est-à-dire l’Eglise ; à droite l’arbre de la connaissance du bien et du mal : le rocher évoque soit le rocher de Daniel, soit le rocher du désert qui a donné de l’eau.

 

Le deuxième chant – Ijé khérouvimy de Dmitri Bortniansky est composé de deux parties très différentes : la première avec des syllabes qui s’étirent pour intérioriser la prière et la seconde plus vive, annonçant le triomphe des anges.

 Icône de la résurrection : église ST SAUVEUR in Chora à Istanbul

Pour les orientaux, cette peinture représente la sortie des Enfers (le séjour des morts « shéol »)

Dans les textes les plus anciens, les Enfers étaient un lieu de désespoir. Peu à peu, la foi en la résurrection va faire de ce lieu, un lieu d’attente et de conversion.

Jésus lui-même est mort et descendu aux Enfers.

Pour représenter la résurrection, les orientaux utilisent une image théologique : Jésus est mort pour nous et il entraîne toute l’humanité dans sa résurrection, qui est la porte ouverte dans la mort.

Cette icône nous montre les portes des Enfers avec les cadenas qui tombent : JC sort des Enfers Adam et Eve (homme et femme c’est-à-dire toute l’humanité) en les saisissant par les poignets car c’est de cette façon que l’empereur faisait grâce.

A la suite d’Adam et Eve viennent David, Salomon,  Jean-Baptiste….

 

Le troisième chant – Priiditié de Illitch Tchaïkovski – est de style très épuré : la phrase « Seigneur écoute ceux qui croient en toi » est répétée plusieurs fois. Les harmonies plus riches sont utilisées pour la phrase «Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit ».

Icône des 21 martyrs coptes de Lybie (icône numérique)

Ce témoignage de foi est bouleversant : 21 chrétiens coptes ont été kidnappés en Lybie où ils cherchaient du travail, puis décapités sur une plage par des membres de DAECH.

La mise en scène a été étudiée par les preneurs d’otages : la  combinaison orange que les coptes portent rappelle les tenues des prisonniers de GUANTANAMO, tandis que la position agenouillée indique les «gens de la croix »

Jusqu’au dernier moment les coptes représentés avec la camisole rouge des martyrs, ont prié et invoqué le nom de Jésus : ils sont tous représentés avec le même visage, sauf le plus jeune d’entre eux et regardent le Christ.

Les flots de la mer sont rouges car baignés de leur sang.

 

Le quatrième chant – Nynié otpouchtchaiechy de Lirine prône également des harmonies simples et un rythme identique pour les quatre voix pour s’attacher au texte et à la prière qu’il provoque. Cette hymne est toujours chantée à la fin des offices.

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